Interview : Présentation du Blockchain Development Institute

Interview : Présentation du Blockchain Development Institute

Vous vous demandez sans doute en quoi consiste cet institut et quel est son but, Florentin et Denis, cofondateurs du  Blockchain Development Institute répondent à vos questions dans ce court entretien.

  • Qu'est ce que le Blockchain Development Institute France ?

Florentin : C'est la formalisation de l'activité de ses fondateurs, Florentin Arthus, moi même, et Denis Renault, mon ami et coéquipier dans cette aventure. 

Passionnés par le sujet, nous côtoyant depuis des années, par nos activités vidéo-ludiques et notre participation sur des forums dédiés, nous avons décidé durant l'année 2020 de concrétiser notre engagement dans le domaine de la blockchain par la fondation d'un institut. 

En janvier 2021, le Blockchain Development Institute France est officiellement créé. 

  • Pourquoi cet institut ?

Florentin : Nous avons vécu l'arrivée d'internet, et nous sommes persuadés que la blockchain est une révolution au moins aussi grande. Nous avons l'ambition d'y participer au-delà du simple placement personnel dans des crypto-monnaies. 

Notre passion pour la blockchain et son potentiel est ouvertement affichée depuis quelques années. Nous avons fait la connaissance d'experts du domaine, et petit à petit nous avons pris conscience de l'ampleur du retard en France dans ce phénomène. 

Ce n'est pas un manque de talents, d'expertise ou d'intérêt, c'est une difficulté plus grande pour les projets dans leur réalisation sur le territoire français. C'est un constat simple : cette difficulté décourage le développement de projets.

Nous abordons notre action sur 2 axes : faire évoluer les positions politiques et accompagner les entrepreneurs pour leur faciliter la tâche. 

Denis : De par son expérience, Florentin savait qu'une interface légale facilite la discussion et l'échange entre différents acteurs sur le sujet, qu'ils soient politiques, institutionnels, entrepreneurs, simples citoyens ou experts (techniques, juridiques, etc). 

Il y a aussi un autre intérêt, c'est de pouvoir participer à la gouvernance de projets. Peu connu du grand public, la gouvernance est pourtant un des enjeux majeurs du domaine. 

  • La blockchain se développe dans tous les secteurs d'activités économiques. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Florentin : Effectivement, la blockchain arrive partout. 

Il y a un effet de mode, des applications parfois un peu "artificielles" du terme blockchain pour se donner un vernis d'innovation. Il y deux décennies en arrière, annoncer un "dot-com" avec le nom de l'entreprise faisait bondir son action en bourse.

On constate les mêmes effets avec la blockchain. L'annonce du kodakcoin en janvier 2018, période euphorique, avait vu l'action kodak grimper de 300%.

En dehors de l'effet de mode, il existe de sérieux projets, et cela dépasse les secteurs économiques. C'est pour cela qu'on parle de "révolution blockchain".

La blockchain, c'est la sécurisation de l'information, cela s'applique à tout domaine stockant des données. C'est une ampleur d'application dans tout ce qui existe aujourd'hui et existera demain. 

Denis : Nous avons d'ailleurs définis x secteurs différents, directement concernés par les applications en cours et futures de la blockchain, plus ou moins liés entre eux selon les projets et leur degré de décentralisation :

  1. La banque/finance.
  2. La logistique, transport, traçabilité.
  3. La sécurité.
  4. La propriété.
  5. L'IoT (objets connectés)
  6. La gouvernance. (Vote/gouvernement)
  7. L'assurance.
  8. Les ressources humaines, curriculum vitæ, parcours scolaire, formation.
  9. Internet.
  10. Les sciences, la santé.
  11. L'immobilier.
  12. La location.
  13. Fondation, association, caritatif.
  14. L'énergie.
  15. Les médias, cinéma, audiovisuel.
  • Quelles actions envisagez-vous ?

Florentin : Afin de porter notre parole et celle de nos adhérents auprès du grand public comme des décideurs, ainsi que d'informer et orienter les porteurs de projets, nous avons tout d'abord créé ce support Web qu'est bdifr.org, s'ensuivent une page Facebook, une chaîne YouTube, un LinkedIn et Twitter. 

Denis : Le site web va proposer des ressources, des articles, quelques outils, et présenter nos partenariats. 

YouTube est une plate-forme qui a ma préférence pour exposer nos discussions avec des acteurs du domaine de la blockchain et des secteurs où la blockchain se développe. Ce sera un de nos canaux d'expression privilégié, notamment une émission "15mn blockchain".

Florentin : Au-delà du numérique, quand les conditions sanitaires nous le permettront, nous organiserons des événements physiques pour réunir nos adhérents. 

  • Avez-vous des partenaires ?

Florentin : Nous avons réunis plusieurs experts-partenaires que nous consultons régulièrement. Certains sont d'ailleurs devenus des amis.

Il est important de comprendre que la blockchain, c'est une multitude d'expertises différentes. J'aime comparer ça à l'univers de la santé. Il y a le médecin généraliste, puis le spécialiste. On pense immédiatement aux médecins, mais la santé réunit également les pharmaciens, les ambulanciers, le personnel administratif, le fournisseur de matériel médical, le chercheur etc. Vous avez également toutes sortes d'expertises dans la blockchain et plusieurs technologies associées. 

Denis : Nous attendons un peu pour les exposer. Nous avons planifié de les dévoiler au fur et à mesure.